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L’exécution du Budget 2018 au 1er trimestre en cours d’évaluation

Le Comité permanent de cadrage macroéconomique (CPCM), a débuté depuis le lundi 23 avril, une réunion mixte sur l’évaluation et les projections budgétaires pour le premier trimestre de l’année en cours.

L’exécution du budget 2018 au premier trimestre est en cours d’évaluation depuis lundi 20 avril, par le comité permanent de cadrage macroéconomique. Ce comité regroupe les délégués des ministères du Plan, des Finances, de Budget de l’Economie, de la banque centrale du Congo (BCDC) et de l’institut de recherche économique et sociale (IRES).

 Pour Marcel Nkanda, expert au ministère du Plan et révolution de la modernité et membres de la Direction des Études Macroéconomiques (DEME), cette réunion est importante dans la mesure où elle permet une bonne lisibilité de l’exécution du budget de l’état.

  « En effet, les projections commencent à partir d’une enquête effectuée par l’institut nationale de statistique (INS). A partir des comptes nationaux, on peut avoir une idée sur les réalisations en termes de production. En d’autres termes, on doit savoir ce que le pays a produit pendant cette période de trois mois pour pouvoir calculer le PIB. Avec ces données, Comité permanent de cadrage macroéconomique peut faire des projections sur les réalisations qu’on peut obtenir en fin d’années. Cette réunion est vraiment importante si l’on veut connaître l’évolution de la situation économique du pays » a indiqué Marcel Nkanda.

Ce comité est également chargé d’élaborer la note de cadrage permet d’avoir des grands indicateurs comme le taux de croissances économique, le taux de change, le taux d’inflation et la réserve d’échange.

 Cette réunion intervient au moment où plusieurs députés demandent au gouvernement Tshibala de déposer un collectif budgétaire après l’embelli des cours des matières premières sur le marché avec notamment le cobalt qui se vend à 91 500 dollars USD la tonne au lieu de 40 000 dollars USD au moment de l’adoption du Budget 2018 par le parlement.

Pour sa part, le réseau de gouvernance économique et démocratique (REGED) avait déjà indiqué au mois de décembre 2017 que malgré la promulgation du budget exercice 2018, le pays va connaître une faible mobilisation de recette. Pour cette organisation citoyenne, cette faible mobilisation des recettes de l’Etat est la conséquence de la négligence, du manque d’informatisation de la chaîne de recette et du coulage par les régies et les services d’assiette dans le recouvrement des impôts et taxes. A cela il faut ajouter les détournements de recettes, la fraude fiscale ou encore la réticence des contribuables à s’acquitter de leurs obligations fiscales, avait souligné le rapport de REGED sur l’analyse du projet de loi de finance 2018.  

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