Politique › Sécurité

Le maire de Beni craint un embrasement de toute la région des grands-lacs

Image d'illustration

C’est à Ngadi et à Kadou ce 15 octobre 2014 que les massacres ont débuté, il y a exactement quatre ans. Ce jour-là, une dizaine de civils étaient tués par  balles et  par machettes.

Pour Nyonyi Bwanakawa, le maire de la ville de Beni,  les pays voisins devraient participer à la lutte contre les ADF pour éviter que toute la sous-région ne soit embrasée : « Aujourd’hui, c’est Beni ville qui paie le prix, demain ce sera peut-être tous les pays des Grands Lacs qui vont être embraser par le phénomène ADF. Et  à partir du moment où je les indexe comme étant les prochaines victimes des affres des ADF ils ont tout intérêt à apporter leur pierre à l’édifice pour lutter contre ce phénomène tant qu’il est encore au niveau de la République Démocratique du Congo. »  Selon lui, le phénomène ADF n’est plus une rébellion, mais du terrorisme. « À partir du moment où on sait que les ADF sont une mosaïque de nationalités qui se cachent dans la forêt de la province du Nord-Kivu il se fait que tous les efforts qui sont fournis par les FARDC pour mettre un terme au phénomène ADF sont compliqués. On combat les ADF aujourd’hui et demain ils reviennent avec plus  de force. Nous avons toujours sollicité l’intervention de la communauté internationale. De la même manière que ces pays occidentaux aident les pays touchés par le terrorisme, de la même manière nous demandons une aide internationale pour mettre fin à ces actes de terrorisme », a-t-il ajouté.

Selon les renseignements fournis par les sources militaires,  les combattants ADF sont installés près de la ville quittant le triangle de la mort (les localités de Eringeti, Kamango et Mbau) en territoire de Beni. La menace s’est beaucoup plus accentuée ces derniers jours dans les entités de l’Est de la ville de Beni en commune de Ruwenzori où trois quart d’habitants ont abandonné leurs maisons depuis le 22 septembre suite aux incursions répétitives. Les écoles ont fermé leurs portes, les enseignants et élèves sont en grève et réclament le retour de la paix dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

« Le phénomène ADF persiste parce que la ville de Beni est entourée d’une forêt dense. Cette forêt permet à l’ennemi d’avoir un bel endroit pour se protéger contre les attaques des FARDC », a expliqué le maire. Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu, un projet conjoint mené par Human Rights Watch (HRW) et le Groupe d’étude sur le Congo, au moins 235 personnes ont été tuées au cours de plus de 100 attaques menées à Beni entre janvier et septembre, rapporte dans un communiqué HRW.  Plus de 165 civils ont été kidnappés ou enlevés pour obtenir une rançon, et des dizaines d’autres ont été blessés ou ont disparu cette année, ajoute la même source qui rappelle que 1 000 civils dans cette région au cours d’une série de massacres qui a commencé il y a quatre ans.



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