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Le Festival des musiques « Ban’amaa » à Idiofa

Image d'illustration

Après la cité de Panu, dans la province du Kwilu, aisi que la ville de Kinshasa, c’est la ville d’Idiofa, dans le Kwilu, qui accueille la 3ème édition du Ban’amaa, le Festival International des musiques du terroir,  du 1er au 3 novembre.

Cette année, les organisateurs annoncent  une innovation avec un accent particulier sur la fabrication et la promotion des instruments de musique tradi-moderne. C’est, entre autres, ce qui justifie la participation du chorégraphe, danseur et chanteur Eddy Mboyo, responsable du groupe La Sanza qui transforme, à sa manière, certains matériaux de récupération en instrument de musique. D’autres groupes et artistes de Kinshasa, ainsi que ceux d’Idiofa et d’autres villages et territoires de l’ex-province de Bandundu participent également à cette troisième édition. Pour les organisateurs, le Festival Ban’amaa vise la promotion de la musique yansi, une des ethnies de la République Démocratique du Congo ; et contribue par conséquent à son industrialisation.

Pour Dhedhe Mupasa, initiateur et promoteur du festival Ban’amaa, la culture est immanquablement l’âme d’un peuple. Il explique : “La culture, c’est ce qui nous reste quand on a tout perdu. C’est le fondement même de l’identité de ce peuple. La musique constitue l’un des fondamentaux de cette culture, elle atteint toutes les couches sociales sans distinction et rassemble autour des sons de tam-tams, xylophones, maracas, lokole, langung, guitares et batteries des peuples de diverses origines et les entraînent dans la danse.” Pour l’initiateur du festival, la musique traditionnelle est une source pour les valeurs culturelles, elle est également le miroir de notre société.

Dhedhe Mupasa ne s’est pas uniquement limité au festival Ban’amaa, il est également l’initiateur du festival de musique Nzenze Ngoma ya Kwetu, implanté dans l’ex-province du Katanga. Au-delà de son aspect festif, le festival Ban’amaa à Idiofa se veut un cadre d’échanges pour la relance des activités sur la santé, l’éducation, le tourisme, l’autosuffisance alimentaire et toutes les autres questions liées au développement de cette contrée. Un colloque sur le développement d’Idiofa figure au menu du festival.

 

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