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Le Conseil économique et social prévoit donner un « Avis sur la corruption »

Vue de Kinshasa

C’est Jean-Pierre Kiwakana, président du Conseil économique et social qui l’a annoncé ce 1er décembre lors d’une cérémonie solennelle de clôture de la session d’octobre dans la salle des spectacles du Palais du peuple à Kinshasa.

Le président du CES a indiqué que son institution a travaillé depuis des mois sur la corruption et a enregistré des points de vue de plusieurs personnalités tant du monde scientifique que politique à l’occasion des séances académiques organisées au cours des sessions précédentes. « Plusieurs questionnements foisonnent dans les esprits de ceux qui en (Ndlr : la corruption) souffre le plus : Pourquoi ça ne change pas ? Où établir les responsabilités ? Quels sont les conséquences ? Qu’est ce qui peut et doit être fait ? Autant de questions abordées par le Conseil économique et social et qui constituent la quintessence de son Avis en stade finale d’élaboration sur la problématique de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo. L’Avis du CES sur ce sujet sera publié à la session prochaine du mois d’avril 2019 », a dit Jean-Pierre Kiwakana.

 

« Les conclusions de ces exposés nous amènent à affirmer que la RDC souffre d’une corruption endémique et cyclique. Cette dernière se pratique à tous les niveaux de la vie nationale, dans une attitude de banalisation collective et d’impunité totale. Ce qui laisse planer la triste idée que, pour la majorité des Congolais en divers lieux, le mal semble s’enraciner de manière pérenne et que personne ne pourra changer la situation. En fait, tous les secteurs de la vie national sont frappés par la gangrène de la corruption », a déclaré le président du CES. Au cours de la session d’octobre 2018, le CES a traité principalement sept thématiques : « La réforme de la fiscalité en RDC, l’analyse de la conjoncture économique que sociale, la gestion des déchets en milieux urbains, la problématique des transfèrements des eaux du bassin hydrographique du Congo, la formation et l’employabilité des jeunes, l’émergence de la classe moyenne et l’épineuse question de la lutte contre la corruption en RDC ».

Le Conseil économique et social a été investi par ordonnance présidentielle le 21 septembre 2014. Il compte soixante-huit membres. Le CES a pour mission de formuler les propositions concrètes pour améliorer le vécu quotidien du congolais. Ces  propositions sont soumises au gouvernement, au parlement ou au Président de la République.

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