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La Maison Blanche lance un ultimatum aux ténors du régime Maduro

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« C’est votre dernière chance »: la Maison Blanche a appelé mardi plusieurs cadres du régime vénézuélien à rallier l’opposant Juan Guaido au moment où, à Caracas, des militaires se soulevaient, dans une certaine confusion, contre Nicolas Maduro.

Si le président Donald Trump s’est contenté d’un tweet très général de soutien au « peuple vénézuélien », son conseiller à la sécurité nationale John Bolton a lancé un appel en forme d’ultimatum et a laissé entendre que des « figures-clés » du régime avaient mené, en secret, des discussions avec l’opposition ces dernières semaines.

« Votre heure a sonné. C’est votre dernière chance », a-t-il tweeté à l’adresse du ministre de la Défense Vladimir Padrino, du chef de la garde présidentielle Ivan Hernandez et du président de la Cour suprême Maikel Moreno.

Le Venezuela compte de fait, depuis fin janvier, deux « présidents »: le député de centre-droit Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, et le chef de l’Etat en exercice, le socialiste Nicolas Maduro, soutenu par la Chine et la Russie.

Ce dernier a été réélu en juillet 2017 à l’issue d’un scrutin qui n’a été reconnu ni par l’Union européenne, ni par les Etats-Unis.

Le président Trump « veut une transition pacifique du pouvoir de Maduro à Guaido », a martelé John Bolton lors d’un bref échange avec des journalistes devant la Maison Blanche.

« Cela est encore possible si un nombre suffisant de cadres du régime décident de soutenir l’opposition », a poursuivi l’homme à la célèbre moustache, évoquant des contacts entre ces derniers au cours des trois mois écoulés.

– « Négociations intéressantes » –

Interrogé sur ce point, Elliott Abrams, représentant spécial américain pour la crise au Venezuela, a évoqué des « négociations intéressantes » avec l’opposition ayant impliqué les trois hommes cités par M. Bolton.

Ces hommes du régime vénézuélien « ont négocié sur les moyens de restaurer la démocratie mais, à ce jour, ils n’ont pas tenu les engagements qu’ils avaient pris », a-t-il relevé, tout en ajoutant, énigmatique, que des choses pouvaient encore se passer d’ici la fin de la journée.

Soutiens indéfectibles de Juan Guaido depuis trois mois, les Etats-Unis estiment que le soulèvement militaire en cours ne peut être qualifié de coup d’Etat.

« Ce n’est clairement pas un coup d’Etat (…) Le fait que Juan Guaido prenne le contrôle de l’armée vénézuélienne n’est pas un coup d’Etat », a déclaré M. Bolton.

Alors qu’une certaine confusion régnait sur le terrain, où le gouvernement Maduro assurait avoir la situation sous contrôle, Washington a une nouvelle fois appelé Moscou à se tenir à l’écart du Venezuela.

« Les Russes ont joué un rôle contre-productif », a déclaré M. Abrams, espérant que le Kremlin lance un appel contre la violence.

Le ton monte depuis plusieurs semaines entre Washington, qui réclame le départ de Nicolas Maduro, et Moscou, qui accuse les Etats-Unis d’essayer d’organiser un « coup d’Etat » dans ce pays aux immenses réserves pétrolières.

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