Politique › Sécurité

La justice statue sur l’affaire «des mercenaires»

Moïse Katumbi, ex gouverneur du Katanga

C’est aujourd’hui que la justice doit commencer à statuer sur l’affaire dite « des mercenaires », le procès oppose le ministère public à l’opposant Moïse Katumbi.

L’ancien gouverneur de l’ex-Katanga est accusé d’avoir engagé des mercenaires pour des actions de déstabilisation contre le pouvoir du président Kabila. Mais Moïse Katumbi ne sera pas ce mercredi 10 octobre dans le box. Bien évidemment, Moïse Katumbi Chapwe ne sera pas présent à ce procès. L’opposant se trouve à l’étranger. « En exil forcé en Belgique, interdit de rentrer en RDC », disent ses avocats. Détenteur d’un passeport semi biométrique qui devrait expirer en 2020, l’ancien gouverneur du Katanga attend un passeport biométrique qu’il a – selon les mêmes sources – sollicité auprès du ministère des Affaires étrangères, il y a quatre mois déjà.

Depuis fin 2017, les autorités congolaises exigent l’usage du seul passeport biométrique pour tout voyage vers la RDC. Une des pièces maîtresses de ce procès, l’américain Darryl Lewis, sera également absent à la barre. Il affirme sur les réseaux sociaux que  l’ambassade de la RDC à Washington lui a refusé le visa pour la deuxième fois au motif que seule la Cour de cassation peut solliciter pour lui ce visa. Le camp Katumbi soupçonne alors un piège.  Une condamnation par défaut comme devant le tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi, dans l’affaire dite « d’escroquerie de maison ». La défense de l’opposant s’est résolue à écrire à la Cour de cassation pour qu’elle mène des démarches afin de faciliter l’arrivée au pays des deux personnes.

Selon des observateurs, les magistrats nommés à la Cour de cassation n’ayant pas encore prêté serment, ne devraient pas siéger légalement. En conséquence, l’ouverture du procès pourra être reportée jusqu’à la régularisation de cette situation.

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