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Kinshasa : Nouvelle augmentation du prix du carburant

Augmentation du prix du carburant de 130 Franc Congolais

Le prix du litre du carburant à la pompe a été revu à la hausse : de 1980 FC (Franc congolais) à 2110 FC pour l’essence et de 1970 FC à 2100 FC pour le gasoil.

Le gouvernement explique cette hausse par le taux de change, qui n’a pas été négocié à 1450 FC pour 1 USD au lieu de 1620 FC, mais aussi par la hausse du prix du baril, qui aurait influé sur les prix moyens frontières. Le ministre d’Etat en charge de l’Economie, Joseph Kapika, avait pourtant annoncé, en mars, que le gouvernement compte trouver des lignes budgétaires supplémentaires pour financer la structure du prix du carburant. La précédente hausse du prix du litre du carburant à la pompe était enregistré au mois de mars : de 1810 à 1890 FC pour le litre d’essence et 1800 à 1880 FC pour celui du gasoil. Le ministère de l’Economie justifiait cette hausse toujours par l’augmentation du baril de pétrole.

La hausse des prix du transport

L’Association des chauffeurs du Congo (ACCO) s’est dite surprise ce lundi 1 octobre 2018, de l’augmentation du prix de carburant à la pompe depuis ce dimanche 30 septembre. Selon Jean Mutombo, président de l’ACCO pour la ville province de Kinshasa, il faut encore attendre que le taux du pourcentage de l’augmentation soit calculé par les autorités compétentes avant de prendre toute décision. “Nous ne pouvons pas être contents de voir le prix du carburant  augmenter à la pompe puisque le carburant est le produit principal qui nous sert à travailler. Nous avons été surpris puisque c’est quelque chose qui n’a pas été prévu. Nous demandons seulement aux autorités de revoir le taux  qui est augmenté et voir s’il y a également moyen d’augmenter le prix de transport. Donc on attend la réaction de la part des autorités de la ville et du ministre de l’économie”, confie le président de l’ACCO/Kinshasa.

En plus de fluctuation du prix de carburant, l’Association des Chauffeurs du Congo évoque également la dépréciation de la monnaie locale face à la devise étrangère. “Nos inquiétudes c’est  la dépréciation de notre monnaie par rapport aux dollars. Nous craignons parce que quand nous travaillons, nous ne nous retrouvons pas. Ensuite, il y a le problème de demi-terrain. Là-dessus il y a la population qui va en souffrir et nous-mêmes”, a conclu Jean Mutombo. En mai, l’augmentation du prix du carburant avait provoqué la hausse du prix de transport en commun à Kinshasa qui était passé de 500 FC à 700 FC.

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