Politique › Justice

Kinshasa : marche ce mercredi 12 juin pour réclamer la libération d’Eddy Kapend et ses compagnons

Eddy Kapend

Dans une page d’opinion libre, Me Jean-Claude Katende annonce une marche, ce mercredi 12 juin 2019, qui partira du siège de l’Association Africaine de Droit de l’Homme (ASHADO), en vue de réclamer la libération d’Eddy Kapend et ses compagnons.

Se considérant comme gardien du temple, il défend ici la cause de ce Colonel à l’époque de M’zee Kabila ainsi que Floribert Chebeya et Fidel Bazana. Il considère que les compagnons du troisième Président de la RDC et ses amis ont été condamnés, alors que les enquêtes n’étaient pas encore achevées. A cet effet, les lois d’amnistie et la recommandation de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sont venues réparer les injustices subies et ont exigé la mise en liberté de Monsieur Eddy Kapend et ses compagnons dont 10 sont déjà décédés en prison. Pour lui, le besoin de justice sera satisfait quand les vrais responsables de ces crimes répondront de leurs actes et que les innocents seront libérés.

Lisez l’intégralité de sa page d’opinion dans les lignes qui suivent :

Pages d’opinions libres de Me Jean Claude Katende

La justice est le bien le plus important dont chaque être humain a besoin. Qu’il soit criminel ou victime, riche ou pauvre, homme ou femme, jeune ou vieux, chacun de nous a besoin d’être traité de manière juste et équitable. Etant un bien dont nous avons tous besoin, nous devons faire de la justice notre préoccupation. Nous ne devons pas nous réjouir de l’injustice, même si elle nous profite. Par contre, nous devons la combattre quelle que soit sa nature et d’où qu’elle vienne.

Voilà la raison qui fonde l’engagement de l’ASADHO dans les affaires judiciaires concernant Ministère public contre Eddy Kapend et consorts, d’une part, et l’affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, d’autre part.

Les procès qui ont eu lieu dans ces affaires n’ont pas été de nature à satisfaire le besoin de justice tant pour les victimes que pour les personnes mises en cause.

Pour le procès où Eddy Kapend et ses amis ont été condamnés, nous savons tous qu’il a été organisé et clôturé alors que les enquêtes n’étaient pas encore achevées. Qu’est-ce-qui pouvait justifier cette précipitation de la part de la Cour d’Ordre Militaire de l’époque ? Dans ces conditions, les personnes mises en cause pouvaient-elles bénéficier des conditions qui permettent que le besoin de justice ressenti tant par la partie civile que les prévenus soit satisfait ?

C’est pourquoi les lois d’amnistie et la recommandation de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sont venues réparer les injustices subies et ont exigé la mise en liberté de Monsieur Eddy Kapend et ses compagnons dont 10 sont déjà décédés en prison.

Pour le procès Floribert Chebeya, nous avons toujours la conviction que les vrais auteurs et commanditaires de cet assassinat n’ont pas été inquiétés par la justice. Les innocents ont été condamnés en lieu et place des commanditaires et auteurs qui sont toujours en liberté. Est-ce que le besoin de justice est satisfait ? La réponse est NON.

Le besoin de justice sera satisfait quand ces gens répondront de leurs actes et que les innocents seront libérés.

L’engagement de l’ASADHO n’est pas un acharnement contre qui que ce soit. C’est juste un souci de lutter contre les injustices très criantes dont beaucoup de congolais sont victimes de la part des détenteurs du pouvoir qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui.

Si nous acceptons les injustices faites contre ceux qui ne nous sont pas proches, elles finiront aussi par atteindre nos proches un jour et personne ne fera rien pour eux.

Quelqu’un m’a appelé il y a quatre jours pour me dire que si tu continues à faire du bruit autour de ces deux affaires, on finira par te tuer comme tes deux autres collègues Chebeya et Bazana. Je lui ai répondu que je n’avais pas peur de mourir pour une cause que je crois juste en mon âme et conscience.

Personne ne rendra notre société juste et humaine, si nous ne nous engageons pas.

Levons nous et réclamons la justice pour Chebeya et Bazana. Exigeons le respect des lois pour Eddy Kapend et ses compagnons.

Ce qui est vrai est que mêmes ceux qui se croient forts et tout permis, ils mourront aussi de quelque chose un jour.

Demain, nous allons marcher pour réclamer la libération de Monsieur Eddy Kapend et ses compagnons.

Vous pouvez vous joindre aussi à nous.

Kinshasa, le 11 juin 2019

Me Jean Claude Katende

Le Gardien du Temple

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