Politique › Justice

John Tshibangu : la MONUSCO réclame un « procès équitable » pour ce colonel déserteur

Extradé de la Tanzanie lundi dernier, il est détenu à Kinshasa en attente d’un procès dans lequel il sera poursuivi notamment pour « rébellion ».

La Mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) a souhaité, mercredi 7 février, la tenue d’un « procès équitable » pour John Tshibangu, le colonel déserteur autoproclamé « lieutenant général ».

Extradé de la Tanzanie lundi dernier, il est détenu à Kinshasa en attente d’un procès dans lequel il sera poursuivi notamment pour « rébellion ».

« Nous appelons à la tenue d’un procès équitable pour Tshibangu », a déclaré au cours de la conférence hebdomadaire de presse à Kinshasa Florence Marchal, porte-parole de la MONUSCO, qui, par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH), « suit ce cas », a-t-elle affirmé.

Il (Tshibangu) aura droit à un procès « en bonne et due forme (…) dans quelques semaines ou mois », promettait lundi dans une conférence de presse le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, l’accusant d’avoir menacé de « chasser » le président Joseph Kabila du pouvoir.

L’extradition de cet homme à la tête du Front du peuple congolais pour le changement et la démocratie (FPCD), une rébellion qui revendique plus de 5.000 combattants mais dont le quartier général n’est pas connu, a été critiquée par les défenseurs des droits de l’homme.

« Nous ne sommes pas en mesure d’affirmer si cette extradition s’est déroulée dans les règles ou non, dans la mesure où nous n’avons pas eu accès au dossier », a déclaré la porte-parole de la MONUSCO.

Après la répression des marches des fidèles catholiques le 31 décembre 2017, Tshibangu, passé dans la rébellion en 2012 après avoir contesté la réélection de Joseph Kabila (2011), est réapparu en janvier dernier.

Dans une vidéo postée en pompe sur les réseaux sociaux (mi-janvier), il a exigé au chef de l’État de « demander pardon aux Congolais » et à l’église catholique, dont les lieux de culte avaient été profanés, puis de « démissionner » dans un délai « maximum » de 45 jours. Sinon, menaçait-il, « je vais le chasser ».



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