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Jean Bosco Mukanda accusé d’avoir tué les deux experts de l’ONU

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Vincent Manga, l’un des principaux présumés accusés a expliqué ce lundi 24 septembre 2018 devant le tribunal militaire de Kananga son rôle dans meurtre de deux experts de l’ONU et leurs accompagnateurs congolais.

« J’étais chez Bulabula avec d’autres chefs coutumiers lorsque Jean Kutenalu, le secrétaire du président Jean Bosco Mukanda est venu nous annoncer que Jean Bosco l’a appelé au téléphone et lui a dit que les blancs venaient pour incendier le territoire de Dibaya et que les miliciens devaient se préparer à les intercepter. Lorsqu’on a amené les deux blancs au foyer initiatique (Tshiota), c’est Kabongo Gérard qui a ordonné qu’on les tue. J’étais resté au village même quand on a conduit les blancs dans la brousse », déclare Vincent  Manga sur un calme. Il nie en même temps avoir été milicien Kamuina Nsapu. « Moi j’étais chef du village de Ngombe. J’étais venu chercher les fétiches à Moyo Musuile pour me protéger contre mon frère qui avait payé le chef milicien Mputu Trésor pour me tuer. Les miliciens étaient des combattants, les chefs n’allaient pas aux combats », a-t-il ajouté.

A la question du tribunal militaire de savoir où était Jean Bosco Mukanda le 12 mars 2017, jour du meurtre, Vincent Manga répond : « Le président Mukanda s’était rendu à Kananga le mercredi 8 mars 2017 pour acheter des munitions afin de combattre les militaires qui étaient à Bunkonde. C’est lui qui a vu les blancs sur la route et qui a alerté les miliciens « . Il refuse avoir passé un appel téléphonique que Constantin Tshidime Bulabula lui attribue et qui serait venu des autorités de Kananga selon ce qu’il avait dit à Bulabula. « Moi je n’avais pas de téléphone. C’est plutôt Jean Kutenalu, le secrétaire de Jean Bosco ».

Au cours des audiences précédentes, les prévenus Constantin Tshidime Bulabula, Evariste Ilunga, l’infirmier Maurice Tshibuabua, le chef coutumier Tshikele ont accusé Vincent Manga alors chef des miliciens qui ont exécuté les deux experts et leurs accompagnateurs. Présenté depuis comme le principal témoin, Jean Bosco Mukanda a été mis aux arrêts suite à ses différentes déclarations qualifiées de “troublantes” par l’auditorat militaire.

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