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Japon: avis de tsunami après un puissant séisme dans le nord-ouest

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Un avis de tsunami a été émis mardi soir dans le nord-ouest du Japon après un fort séisme, mais aucun dégât majeur ni blessé grave n’a été rapporté dans l’immédiat.

La magnitude de ce tremblement de terre survenu à 22H22 locales (13H22 GMT) était de 6,4 selon les mesures de l’institut de géophysique américain USGS. L’Agence nationale de météo japonaise l’a évaluée selon une méthode différente à 6,8.

Un raz-de-marée d’un mètre était attendu sur une partie de la côte nord-ouest de l’île de Honshu (la principale de l’archipel), le long des préfectures de Yamagata, Niigata et Ishikawa, d’après les estimations de l’Agence nationale de météo. Celle-ci a mesuré un petit raz-de-marée en deux points un peu plus tard.

« Même un raz-de-marée de quelques dizaines de centimètres peut emporter des personnes », ont averti les autorités via les médias.

« Des secousses vraiment fortes ont été ressenties », a rapporté un commentateur de la chaîne publique NHK, qui a immédiatement interrompu ses programmes pour diffuser les informations relatives à ce séisme ressenti dans une très large partie de Honshu, y compris à Tokyo.

Les secousses ont notamment atteint une intensité grimpant à 6+ sur l’échelle japonaise de ressenti dans plusieurs localités, un niveau auquel il est jugé difficile de se maintenir debout.

– Trains stoppés –

Des caméras de la NHK qui se déclenchent automatiquement en cas de séisme ont montré l’effroi dans un des bureaux locaux de la chaîne au moment du séisme.

Les centres d’appels des services d’urgence sont saturés, des coupures de courant sont constatées, des fuites de gaz signalées et des trains stoppés, a indiqué la NHK.

Des tronçons routiers ont également été fermés.

Les compagnies d’électricité n’ont pas signalé d’anomalies dans les installations situées dans le périmètre affecté.

Selon un témoin, des clients d’un bar ont quitté les lieux affolés après que les bouteilles et autres objets sont tombés, mais les médias et autorités n’ont à ce stade pas fait état de dégâts majeurs dans la région la plus secouée.

« Nous n’avons pas encore pu établir une image précise de la situation, nous continuons de collecter des informations, mais pour le moment nous n’avons pas reçu de signalement de dégâts ou personnes blessées » gravement, a déclaré à l’AFP un fonctionaire des autorités locales de la préfecture de Niigata.

Les pompiers ont pour leur part fait état de deux femmes blessées, une sexagénaire et une autre de 82 ans, qui « ont chuté à cause du séisme mais sont conscientes ».

Le tremblement de terre s’est produit en pleine nuit dans une zone en grande partie rurale et il n’est ainsi pas facile de tout évaluer rapidement. La NHK a rapporté des glissements de terrain au moment où des habitants étaient en train d’évacuer leurs logements.

Le gouvernement a monté une cellule spéciale pour suivre la situation et mettre en oeuvre les dispositions nécessaires, a précisé le porte-parole de l’exécutif, Yoshihide Suga, lors d’un point de presse.

– Une région souvent secouée –

« Il est fort possible que se produisent de nouvelles fortes secousses, soyez vigilants », répétaient en boucle les commentateurs des chaînes de télévision, insistant sur le danger près des côtes.

Il arrive que les séismes secondaires soient plus puissants que le premier, a rappelé un expert scientifique de la NHK.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année environ 20% des plus violents séismes recensés sur la planète.

Tous les Japonais gardent en mémoire le tsunami du 11 mars 2011 qui, après un tremblement de terre de magnitude 9 au large, a tué 18.500 personnes et provoqué l’accident nucléaire de Fukushima.

La région de Niigata (nord-ouest) a quant à elle déjà été affectée par des séismes meurtriers en 2004 et 2007, qui ont entraîné l’arrêt de la centrale Kashiwasaki-Kariwa, la plus importante du pays avec 7 réacteurs, un site qui n’avait que partiellement redémarré avant d’être de nouveau totalement arrêté en raison des nouvelles dispositions prises après le tsunami de 2011.



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