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HCR : renforcement du soutien aux 534 108 réfugiés

Les réfugiés souhaitent améliorer leur conditions de vie

En marge de la journée mondiale des réfugiés ce mercredi 20 juin 2018, le HCR a souligné l’importance d’un soutien aux régions reculées de la RDC qui hébergent un nombre croissant des réfugiés.

La République Démocratique du Congo (RDC) accueille actuellement 534 108 réfugiés soit 62 000 personnes de plus qu’il y a un an, d’après le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR). Au Nord-Kivu, des activités marquant la journée mondiale des refugiés ont été organisées au cercle sportif de Goma. Les réfugiés ont profité de l’occasion pour exposer les conditions difficiles auxquelles ils sont soumis. «Nous n’avons pas d’activités. Nous n’avons même pas de champs. La vie est difficile. Nous ne savons même pas trouver à manger à nos enfants. Nous ne savons pas payer le loyer. A Goma, le loyer coûte très cher malheureusement. Il est difficile de rentrer chez nous parce que nous craignons la persécution. Il est vrai que le retour est volontaire mais il y a d’autres solutions qui peuvent être envisagées. Nous savons que ceux-là qui avaient été acceptés au Congo hier sont ceux-là qui ont causé du tort à ce pays. Et avec ces préjugés-là, il est difficile que nous qui sommes victimes aujourd’hui puissions être acceptés. Dans ce cas, qu’on soit réinstallés dans un autre pays», a dit Didier Bavugiyakandi, représentant des réfugiés rwandais.

Marie-Hélène Verney, chef de la sous-délégation du HCR dans l’Est de la RDC, a pour sa part soulevé la nécessité d’adoption d’un pacte mondial sur les réfugiés. Il s’agit, selon elle, d’un nouveau modèle de gestion des réfugiés qui incluent le renforcement des communautés locales au sein desquelles vivent les réfugiés. «Ils ont trouvé un asile en RDC. Les réfugiés ont les mêmes problèmes et les mêmes opportunités que les communautés dans lesquelles ils vivent. Le défi c’est de voir comment stabiliser ces communautés et en les stabilisant, comment pouvoir apporter aux réfugiés encore plus d’opportunités. C’est l’accès à la santé, à l’éducation primaire, etc mais le reste n’est pas possible. Le problème n’est pas les réfugiés qui n’ont pas accès à la santé, le problème c’est que toutes les personnes de la ville de Goma n’ont pas accès à la santé. C’est donc sur ça qu’il faut travailler. Puisque ce sont les communautés locales qui accueillent pour la plupart ces réfugiés, nous devons travailler pour le développement de ces communautés », a dit Marie-Hélène Verney.

Cette année, le HCR est en train de faire un nouveau recensement biométrique pour essayer d’avoir un chiffre un peu plus précis. On Parle de 175 000 peut être 200 000 mais nous sommes vraiment en train de faire cet exercice. Nous espérons qu’ici la fin de l’année nous aurons une image un peu plus claire pour ce qui concerne le Nord-Kivu. Pour Feller Lutaichirwa, Vice-Gouverneur du Nord-Kivu, il est du devoir de tous de faire preuve de tolérance, le respect de la diversité, l’inclusion, la solidarité et la coexistence pacifique de tous ces réfugiés.



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