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Gaza: dernier rassemblement à la frontière avec Israël avant trois mois, selon des organisateurs

Quelques centaines de Palestiniens ont participé vendredi à la manifestation hebdomadaire le long de la barrière séparant la bande de Gaza d’Israël, la dernière avant une pause de trois mois dans ces rassemblements selon des organisateurs.

Sous la pluie et le vent, l’affluence à cette manifestation soutenue par le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans l’enclave palestinienne, a été la plus faible depuis des mois, selon un journaliste de l’AFP.

Près des villes de Khan Younès et de Rafah, dans le sud de Gaza, des manifestants se sont approchés de la frontière et ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et des explosifs sur les soldats israéliens. Toutefois, selon la même source, le niveau de tension a été moins important que les semaines précédentes. Les soldats israéliens ont riposté à l’aide de gaz lacrymogène, mais ils n’ont pas tiré à balle réelle.

Il n’y aura pas d’autre rassemblement avant le 30 mars, avait indiqué jeudi à l’AFP Talal Abou Zarifa, membre du comité à l’origine de ces manifestations appelées « marches du retour », qui se tiennent chaque semaine depuis plus d’un an et demi.

Aucune raison n’a été fournie à cette suspension, sur fond de baisse progressive du nombre de participants.

Jeudi, M. Abou Zarifa a par ailleurs affirmé qu’à compter de mars ces rassemblements se tiendraient mensuellement.

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Depuis mars 2018, des Palestiniens se retrouvaient chaque vendredi le long de la barrière lourdement gardée par l’armée israélienne pour réclamer « le droit au retour » des Palestiniens chassés de leurs terres ou qui ont fui à la création d’Israël en 1948.

Ils réclamaient aussi la levée du strict blocus israélien, imposé il y a plus de dix ans sur la bande de Gaza gouvernée par le Hamas, ennemi de l’Etat hébreu.

Le blocus a été légèrement assoupli au cours de l’année écoulée en vertu d’un accord de trêve fragile entre le Hamas et Israël, qui permet notamment l’entrée de millions de dollars d’aide par le Qatar dans l’enclave de deux millions d’habitants, dont la moitié vit sous le seuil de pauvreté.

Au moins 348 Palestiniens ont été tués par des tirs de l’armée israélienne depuis mars 2018, la majorité le long de la frontière, selon un bilan compilé par l’AFP. Quelque 7.800 autres ont été blessés par balle, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Huit Israéliens ont été tués dans le cadre de ces violences.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres dans l’enclave depuis 2008.



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