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Elections : la Monusco n’aidera plus pour la préparation logistique

La Monusco écarter de la logistique

L’organisation  est entravée dans sa préparation à un éventuel appui logistique aux élections, Kinshasa a été claire, répétant ces dernières semaines qu’elle souhaitait se passer de l’appui de la mission onusienne pour organiser les prochaines élections.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé, lui, de maintenir son enveloppe de 80 millions de dollars pour être en mesure de remplir son mandat. Celui-ci prévoit un appui logistique pour le cas où au dernier moment la Commission électorale le lui demanderait. Sur le terrain, la collaboration est plus que difficile. Il y a d’abord ces 24 avions et hélicoptères qu’a loués la Monusco en vue des élections mais dont la plupart sont toujours coincés à Entebbe, en Ouganda. Depuis mi-août, selon une note verbale du ministère des Affaires étrangères, « toutes les opérations aériennes de la Monusco en rapport avec le processus électoral » sont soumises à « avis préalable ». Actuellement, seuls 2 appareils sur les 24 ont obtenu une autorisation, et uniquement pour appuyer la RDC dans sa lutte contre l’épidémie d’Ebola. Idem pour le hangar que la Monusco souhaitait installer temporairement à l’aéroport de Kinshasa pour y « entreposer du matériel électoral ». Le courrier de demande de la Monusco envoyé il y a un mois est resté sans réponse.

Mais c’est surtout « l’absence de communication » entre la Monusco et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui inquiète dans les couloirs de Nations Unies. Les quelque 200 employés – logisticiens et planificateurs – affectés par l’ONU pour appuyer la CENI dans tout le pays continuent de se déployer, mais disent avoir de plus en plus de mal à accéder aux informations sur l’état d’avancement de la préparation des élections. « Tout est verrouillé et opaque », déplore une source onusienne qui s’inquiète. « Sans cette visibilité nous sommes incapables de faire des projections », déplore-t-elle. « La communication n’est pas rompue », répond le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi. « Le gouvernement a pris une option et nous la mettons en œuvre », explique-t-il.

 

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