L’Édito

Frontières/RDC : le casse-tête des pêcheurs congolais

En ce mois de juillet, 12 pêcheurs congolais ont été tué par l’armés ougandaise. Une dizaine d’autres ont disparus. Selon les informations données par les autorités congolaises, ils ont été arrêtés et mis en prison après des représailles lancées par des militaires ougandais sur le lac Édouard. Cette étendue d’eau que la République démocratique du Congo partage avec l’Ouganda.

« Les douze corps de nos compatriotes flottent encore sur les eaux du lac Édouard. Nous ne pouvons pas les récupérer car les patrouilles ougandaises tirent sur tout ce qui bouge sur le lac. Plus d’une dizaine des pêcheurs disparus », avait affirmé le secrétaire exécutif adjoint du gouvernement provincial du Nord-Kivu (Est), Muhindo Kyakwa.

Une délégation congolaise s’était rendue à Kampala pour négocier avec des autorités ougandaises afin de faire cesser ces tensions entre les deux pays au niveau du lac Édouard. Mais aucun accord n’a été signé.

On se souvient aussi qu’au mois de juin dernier, dix-sept pêcheurs congolais ont été emprisonnés à Gisenyi, une ville rwandaise frontalière à Goma en RDC. Ces pêcheurs ont été interpellés entre Wahu et Talingeza, deux îlots du lac Kivu, qui délimitent les eaux congolaises et rwandaises. Ils ont été accusés d’être entrés dans les eaux territoriales rwandaises.

Les associations des pêcheurs dénoncent régulièrement des arrestations qu’ils traitent d’arbitraires de leurs membres par des patrouilles ougandaises et rwandaise au niveau des frontières. Parfois celle-ci paye de fortes sommes pour la libération de ses pêcheurs. Le Rwanda exige parfois des montants de 2500 dollars américains et plus pour libérer ces pêcheurs congolais.

Il est tout aussi important de mentionner que les relations entre la RDC et l’Ouganda sont problématiques. Les deux pays étant en désaccord sur le partage des ressources énergétiques du lac Édouard notamment où des accrochages se sont multipliés ces dernières années.

Notons que sur ces lacs fortement poissonneux, aucun accord bilatéral et identique sur les démarcations de ces frontières.

Ce sont des difficultés auxquelles font face les pêcheurs congolais, alors que ceux-ci ne demandent rien d’autre que des moyens pour subvenir à leurs besoins.

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