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Ebola : 7,2 millions d’euros alloués par l’UE pour « intensifier » la riposte

Centre de lutte contre Ebola de Mbandaka

L’Union Européenne  a annoncé avoir débloqué 7,2 millions d’euros supplémentaires pour appuyer la riposte contre l’épidémie d’Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et l’Ituri.

Cette nouvelle somme allouée par  l’Union européenne fait monter à 12,83 millions d’euros sa contribution dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo. “La Commission alloue 7,2 millions d’euros supplémentaires pour renforcer sa réponse face au virus Ebola qui n’est pas encore sous contrôle, en RDC. Le montant total de la réponse de l’UE face à cette crise s’élève jusqu’à présent à 12,83 millions d’euros en 2018”, lit-on dans le communiqué de la commission de l’Union Européenne. D’après le commissaire en charge de l’aide humanitaire et de la gestion de crises, Christos Stylianides, cité dans le même communiqué, en marge des fonds alloués, l’Union s’engage à renforcer également les équipes sur le terrain en les dotant de moyens logistiques suffisants pour faire face à l’épidémie.

Le soutien de l’UE comprend l’expertise technique, les services aériens humanitaires, le financement de la recherche et l’assistance humanitaire. Nous travaillons en étroit contact avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les autorités nationales pour lutter contre l’épidémie. Nous ne baissons pas la garde et nous maintiendrons notre assistance aussi longtemps que nécessaire”, dit-il. Les fonds supplémentaires de l’UE interviennent une semaine après que le ministre de la Santé, Oly Ilunga, a annoncé un « nouveau plan de riposte” pour maîtriser l’épidémie fin novembre, au plus tard. L’Organisation Mondiale de la santé  (OMS) a affirmé que le risque de propagation de cette épidémie au niveau  national et régional est « très élevé”.

 « Urgence sanitaire »

L’Agence onusienne a cependant conclu que cette même épidémie ne représente pas « pour l’instant », une urgence sanitaire “de portée internationale”. En date du 20 Octobre, l’épidémie partie de Mangina avant de se répandre vers les localités ou villes de Beni , Butembo, Oicha , Masereka, Kalunguta dans la province du Nord-Kivu et les localités de Mandima , Tchomia et Komanda dans l’Ituri voisine ; avait déjà fait 153 morts dont 118 parmi les 203 confirmés dans la région, selon le dernier décompte officiel.   Cette épidémie est la première déclarée en zone de conflit armé. Vendredi dernier, des miliciens Maï-Maï ont tué deux agents de l’Unité Médicale d’Intervention Rapide (UMIR) de l’armée  aux portes de la ville de Butembo, proche de Beni.

Ces soldats  non-armés, avaient été placés à certains points d’entrée dans des zones dangereuses pour aider les agents Programme National d’Hygiène aux Frontières (PNHF) à la riposte, selon le ministère de la santé.

 

 

 

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