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Ebola : 30 000 personnes déjà vaccinées

Vaccin contre Ebola

Trente-mille-soixante-douze personnesont déjà été vaccinées contre le Virus Ebola dans les provinces du Nord – Kivu et de l’Ituri frappées depuis le 1er août 2018 par une épidémie d’Ebola.

La vaccination contre Ebola dans le Nord – Kivu et l’Ituri a démarré une semaine après l’apparition de l’épidémie dans la province. « 30.072 personnes ont été vaccinées, dont 15.412 à Beni, 4.544 à Mabalako, 2.552 à Katwa, 1.663 à Mandima, 1.485 à Butembo, 1.507 à Kalunguta, 732 à Masereka, 434 à Bunia, 355 à Tchomia, 293 à Vuhovi, 292 à Mutwanga, 240 à Komanda, 210 à Musienene, 178 à Oicha, 141 à Kyondo, et 34 à Alimbongo », présente un communiqué du ministère de la santé  publié mercredi 14 novembre 2018. Le vaccin utilisé dans la région est encore en phase expérimentale, mais a déjà prouvé son efficacité. Au départ prévu pour le personnel soignant, elle a été élargie aux cas, leurs contacts et les contacts de leurs contacts. Plus de trois mois après son apparition, l’épicentre  de l’épidémie s’est déplacé vers la ville de Beni qui fait face à une vague de nouveaux cas ces dernières semaines. Deux  nouveaux cas confirmés et 3 nouveaux décès de cas confirmés y ont été rapportés mercredi, selon le communiqué du ministère.

L’Organisation Mondiale de la santé (OMS) considère qu’à ce stade, l’épidémie ne constitue pas une urgence de portée mondiale, même s’il existe un risque « très élevé » de propagation dans les pays voisins. La République Démocratique du Congo  a déjà connu neuf précédentes épidémies d’Ebola sur son sol depuis son apparition en 1976. Au total 832 décès ont été enregistrés lors des neuf dernières flambées de la maladie à Virus Ebola, selon l’OMS.  Cette dixième épidémie d’Ebola est la plus importante que le pays ait connue. Elle est une première qui  touche le Nord – Kivu et l’Ituri. Les interventions médicales sont entravées dans ces provinces par l’insécurité qui règne dans la région.

Le virus Ebola se propage par contact physique avec des fluides corporels infectés (sécrétions des muqueuses, salive, la sueur, les vomissures, les matières fécales ou le sang) et provoque une fièvre hémorragique. En plus des combats entre soldats, miliciens et rebelles, la riposte est compliquée par la résistance des communautés locales face aux équipes sanitaires.

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