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Denis Mukwege prix Nobel de la Paix

Denis Mukwege, gynécologue qui soigne les femmes violées en République démocratique du Congo, et Nadia Murad, ex-esclave sexuelle du groupe Etat islamique.

Le comité Nobel norvégien a annoncé avoir remis le prix au gynécologue congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad pour leurs travaux concernant les victimes en temps de guerre.

C’est un prix Nobel de la paix très symbolique et très fort qu’a décerné cette année l’Académie suédoise, puisqu’il récompense deux personnes très impliquées dans la lutte contre les violences faites aux femmes en temps de guerre. Le médecin congolais est reconnu comme l’un des spécialistes mondiaux du traitement des fistules. C’est à ce titre qu’il a reçu un doctorat honoris causa de l’université d’Umeå (Suède), en octobre 2010. Au cours de la même année, il a reçu la médaille Wallenberg de l’université du Michigan (USA). Dr Denis Mukwege a défendu sa thèse de doctorat en 2015 à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Son étude a porté sur le thème :« Etiologie, classification et traitement des fistules traumatiques uro-génitales et génito-digestives basses dans l’Est de la RDC ». Chevalier de la Légion d’honneur (France), Prix des droits de l’homme des Nations unies (2008), Prix Olof Palme (2008), Right Livelihood Award (2013), Prix Sakharov (2014), Denis Mukwege (63 ans) est également, depuis décembre 2017, docteur Honoris Causa de l’Université d’Angers (France).

Nadia Murad fut une esclave sexuelle de Daech. En 2014, l’organisation Etat islamique prend le contrôle d’une partie du territoire irakien et cible particulièrement la communauté yézidie, jugée comme hérétique. Les jihadistes tuent les hommes et kidnappent des milliers de femmes pour en faire des esclaves sexuelles. Certaines, comme Nadia Murad, sont arrivées à sortir de l’horreur. Mais la reconstruction de ces femmes est extrêmement difficile car elles sont souvent considérées comme salies aux yeux de leur communauté. Mme Murad est aujourd’hui ambassadrice de l’ONU pour la dignité des victimes du trafic d’êtres humains. Pour son combat, elle avait reçu le prix Sakharov en 2016. Les Nations unies ont tout de suite salué une annonce « fantastique », qui « aidera à faire avancer le combat contre les violences sexuelles comme arme de guerre dans les conflits ».

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