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Conflit libyen : échec des pourparlers de Moscou

Les pourparlers de paix de Moscou, la capitale russe, entre les deux principaux protagonistes du conflit libyen ont échoué, après que l’une des parties a quitté la table des négociations sans signer l’accord qui devait mettre fin à toutes les hostilités dans Tripoli et ses environs.Moscou avait été choisie pour abriter des pourparlers indirects entre Fayez al-Sarraj qui dirige le gouvernement soutenu par la communauté internationale, basé à Tripoli, et Khalifa Haftar qui contrôle ce qui reste de l’armée libyenne et de vastes terroirs de l’est du pays.

En réalité, cette rencontre prévue à Moscou entre les deux personnalités les plus importantes du conflit libyen n’a jamais eu lieu, même si les deux hommes se trouvaient dans la capitale russe à l’heure fixée.

Les responsables du ministère russe des Affaires étrangères ont servi d’intermédiaires dans un effort de médiation sans que Sarraj et Haftar se retrouvent face à face.

Selon des informations en provenance de Moscou, les pourparlers de cessez-le-feu parrainés par la Russie et la Turquie ont échoué après que Haftar a quitté Moscou, apparemment sans aucun accord signé avec Sarraj, qui avait apposé sa signature sur le possible accord de paix.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov a déclaré que Haftar avait demandé un délai jusqu’à mardi pour signer le document.

Cependant, quelques heures plus tard, le chef autoproclamé de l’armée libyenne et son entourage ont quitté Moscou sans accepter les termes de l’accord de paix.

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L’accord devrait mettre fin à neuf mois de combats entre les hommes de Haftar et les forces fidèles au gouvernement de l’accord national soutenu par l’ONU du Premier ministre Sarraj pour le contrôle de Tripoli, la capitale.

Au lendemain de l’échec des pourparlers de Moscou, les forces de Haftar disent qu’elles ne vont pas se retirer de leurs positions actuelles pour continuer à assiéger Tripoli.

Alors que Sarraj bénéficie du soutien de la Turquie, de certaines puissances occidentales, du Qatar et de l’ONU, Haftar qui contrôle l’est de la Libye est soutenu par la Russie, la France, l’Egypte et les Emirats arabes unis.

La Libye est plongée dans une instabilité politique depuis le renversement en 2011 de l’homme fort du pays, Mouammar Kadhafi.



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