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Cobalt : le minerai en danger en République démocratique du Congo

Image d'illustration

Le géant minier suisse Glencore a annoncé qu’il suspendait l’exportation et la vente de cobalt de sa mine de Kamoto en République démocratique du Congo.

En cause, la découverte de la présence dans le cobalt extrait de traces d’uranium radioactif au-delà des limites autorisées pour l’exportation via des ports africains. La République Démocratique du Congo possède plus de la moitié des réserves mondiales de cobalt, et Glencore est l’un des plus grands producteurs mondiaux. Juste avant cette annonce et depuis le 30 octobre 2018, le cours du cobalt avait perdu 25% de sa valeur. Mais depuis, les cours ont remonté. Toute annonce de Glencore a nécessairement un impact sur les prix. La perspective de voir moins de cobalt arriver sur le marché a immédiatement fait remonter les cours. C’est ce qui suscite des interrogations quant au timing de cette annonce. Cette déclaration vise-t-elle à faire influer les prix ou est-ce un nouvel épisode des relations en dents de scie du géant minier et du gouvernement congolais depuis l’adoption du nouveau code minier ?

Même si cette suspension d’activité par Glencore pourrait avoir de sérieuses conséquences pour les revenus miniers de la RDC, les relations se sont apaisées en juin dernier quand Glencore et son partenaire, la Gecamines, la société d’Etat congolaise, ont trouvé un accord pour sauver leur partenariat sur la mine congolaise de Kamoto. Et ce, même si le nouveau Code minier impose une taxe plus élevée sur le cobalt. Du côté de la Gecamines, on dit aujourd’hui ne pas être inquiet. La société d’Etat congolaise assure même avoir été informée par Glencore du problème depuis le 7 octobre, bien avant la chute des prix. Une manière comme une autre de démentir toute volonté de spéculation.

Une réunion conjointe est même prévue pour faire le point, précise-t-on encore du côté de la Gecamines. La société d’Etat dit vouloir s’assurer de la réalité des risques liés à cette radioactivité pour la santé, comme pour l’environnement quand son partenaire Glencore assure d’ores et déjà qu’il n’y a aucun risque, ni pour la sécurité ni pour la santé

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