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Le CNSA se met au travail dans un climat de controverse

Joseph Olengankoy, président du Conseil national de suivi de l'accord" (CNSA).

Le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) du 31 décembre a tenu mardi 25 juillet sa première réunion plénière.

En République démocratique du Congo, même s’il est contesté, le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) du 31 décembre a tenu mardi 25 juillet sa première réunion plénière. Mais sans le Rassemblement de l’opposition, sans le MLC et ses alliés, sans même l’UNC de Vital Kamerhe. L’objectif de cette plénière était de travailler à la rédaction d’un règlement intérieur pour cette nouvelle institution et de définir un budget. Le CNSA était conçu comme la pierre angulaire de cet accord politique dont toute la communauté internationale espérait qu’il permettrait une sortie de crise pacifique au Congo. Une institution essentielle pour établir un calendrier consensuel pour les élections.

« Il n’y a jamais eu dans ce pays de processus où un consensus s’est dégagé depuis le début », assure Joseph Olenghankoy. Selon le tout nouveau président du CNSA, des tractations sont en cours avec tous les partis et coalitions qui contestent sa nomination. Des personnalités importantes, reconnaît Joseph Olenghankoy, mais qui ne font pas tout, selon lui.

Le Rassemblement de l’opposition, auquel devait revenir ce poste du président du CNSA, conteste la personnalité de Joseph Olenghankoy qui se présente en son nom. Le MLC de Jean-Pierre Bemba conteste la personne et le mode de désignation, ni neutre ni consensuel. L’UNC de Vital Kamerhe avait été l’une des premières formations d’opposition à rejoindre le dialogue, celui sous l’égide de l’Union africaine. Elle dénonce aussi ce manque d’inclusivité.

Le Conseil national de suivi de l’accord a, en revanche, reçu le soutien de la majorité, du gouvernement et même de la commission électorale qui se dit prête à travailler avec la toute nouvelle institution.

Dans ce débat, une prise de position importante, c’est celle de la Conférence épiscopale, facilitatrice de l’accord de la Saint-Sylvestre. Pas d’ambiguïté, pour elle, le mode de désignation n’a pas été respecté. L’Eglise catholique devait envoyer des observateurs au sein de l’institution. Mais dans l’état actuel des choses, elle devrait y renoncer.

Quelle sera l’attitude de la communauté internationale ? Pour le moment, aucune réaction. Mais selon un diplomate étranger, l’accord de la Saint-Sylvestre devrait rester la référence, et les élections, l’enjeu. Mais comment obtenir le respect de l’un et l’organisation de l’autre ? « C’est une équation difficile », reconnaît ce diplomate.



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