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CLC : l’exclusion programmée des opposants serait de nature à embraser le pays

Les principaux opposants menacé d'être mis hors course pour la présidentielle du 23 décembre

Dans une correspondance au secrétaire général des Nations Unies, le Comité Laïc de Coordination (CLC) alerte sur le risque de la violation du principe de l’inclusivité du processus électoral en cours.

Dans cette lettre du 22 août 2018 à Antonio Guterres, le CLC s’inquiète de « l’exclusion » de Moïse Katumbi qui n’a pas pu déposer sa candidature à la présidentielle, et sur les menaces d’invalidation des candidats Jean-Pierre Bemba (MLC) et/ou Félix Tshisekedi (UDPS). « Le président Joseph Kabila continue d’exclure délibérément certains acteurs politiques de l’opposition et de la société civile. Tel est le cas de Moïse Katumbi. De plus, il s’efforce d’écarter de la compétition électorale certains autres candidats à l’élection présidentielle comme Jean Pierre Bemba (…). Par ailleurs, des sources concordantes font également état des tentatives de mise en place des stratégies d’exclusion de la candidature de Félix Tshisekedi des listes électorales », dit le CLC.

Le comité  prévient sur le risque d’embrasement du pays en cas d’exclusion des leaders de l’opposition. « L’exclusion de Moïse Katumbi, celle programmée de Jean-Pierre Bemba, et de Félix Tshisekedi ou de tout autre citoyen congolais qui remplit les conditions requises d’éligibilité, est de nature à embraser le pays et l’ensemble de la sous-région », a ajouté le CLC. Le CLC a aussi exprimé ses inquiétudes concernant le manque de « consensus national, de l’inféodation de la CENI et de l’appareil judiciaire ».

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