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Cisjordanie: dispersion de Palestiniens protestant contre la démolition de maisons

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Les forces de sécurité israéliennes ont dispersé jeudi des manifestants qui protestaient près du mur de séparation en Cisjordanie occupée, contre un ordre de démolition de maisons palestiniennes.

Un petit groupe de Palestiniens a installé une tente près de Beit Sahour en Cisjordanie, avant qu’elle ne soit enlevée et que du gaz lacrymogène soit utilisé par la police israélienne pour disperser les protestataires, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les médecins du Croissant-Rouge palestinien présents sur les lieux ont rapporté que 13 personnes avaient inhalé du gaz lacrymogène, sans toutefois avoir besoin de soins hospitaliers.

Contactée par l’AFP, la police israélienne n’a pas répondu.

Les manifestants dénonçaient une décision de la Haute Cour de Justice israélienne le mois dernier, rejetant une pétition présentée par des habitants de la partie de la ville de Sour Baher, qui se trouve à Jérusalem, par rapport au mur qui sépare la ville de la Cisjordanie.

Ceux-ci demandaient l’annulation d’un ordre militaire interdisant la construction.

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Le 18 juin, les autorités israéliennes avaient informé des résidents de leur intention de démolir des maisons, avec un préavis de 30 jours.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), cette décision concerne 10 bâtiments déjà construits ou en construction, dont environ 70 appartements. 350 personnes seraient concernées dont 17 directement qui devront être expulsées, a indiqué l’OCHA.

Les résidents craignent que 100 autres bâtiments dans la région ne soient également menacés dans un avenir proche.

Les manifestants ont qualifié ces démolitions de « crime de guerre ». « Nous continuerons d’être solidaires avec nos frères et sœurs », a déclaré Younes Arar, 48 ans, de la commission contre la colonisation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

« Nous continuerons à ériger davantage de tentes tout autour et nous continuerons à faire entendre notre voix et notre message à la communauté internationale », ajoute-t-il

Pour Israël, les bâtiments se trouvent dans une zone de sécurité où la construction est interdite.

Mais les Palestiniens affirment qu’il est presque impossible d’obtenir des permis de construire de la part des autorités israéliennes et qu’il en résulte une pénurie de logements. Au-delà de cela, ils accusent Israël de chercher systématiquement à les pousser hors de la région de Jérusalem.

Les autorités israéliennes démolissent régulièrement ce qu’elles considèrent comme une construction illégale de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Israël a occupé la Cisjordanie et Jérusalem-Est lors de la guerre des Six jours en 1967 et a ensuite annexé Jérusalem-Est dans un mouvement jamais reconnu par la communauté internationale.



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