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Cameroun : l’ONU maintient les chiffres alarmants sur l’humanitaire

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) au Cameroun a maintenu, lundi, les chiffres alarmants sur la situation humanitaire dans le pays, contestés en fin de semaine dernière par le gouvernement.«Encore une fois, ces chiffres ne sont pas #fakenews. La situation humanitaire au #Cameroon a besoin de plus d’attention en 2020. Des centaines de milliers de personnes ont toujours sérieusement besoin d’assistance», peut-on ainsi lire sur la page Twitter de l’organisme, visant particulièrement le cas des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à la guerre sécessionniste.

Présentant les chiffres clés de la réponse humanitaire de novembre dernier, l’OCHA évoque en effet 992.000 déplacés internes pour un total de 4,3 millions dans le besoin, y compris les réfugiés à l’étranger estimés, eux, à 279.000 pour un taux de couverture actuel des besoins de l’ordre de 41%.

Au total, et selon l’ONU, 2,3 millions de personnes sont actuellement ciblées pour l’assistance humanitaire, pour un financement requis de l’ordre de 299 milliards FCFA alors que le financement actuel est de 124 milliards FCFA.

Samedi dernier, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, a qualifié ces données de fantaisistes et parlé d’environ 600.000 déplacés internes, dont 152.000 dans les zones sous conflit séparatiste, et environ 6000 à 9000 dans les autres régions du pays. À ces nécessiteux fuyant les exactions diverses, le gouvernement, a-t-il déclaré, a attribué une enveloppe de 12,7 milliards FCFA.

Dénonçant le rôle trouble de certains organismes, et estimant que «la gestion de l’action humanitaire dans les pays en crise est un business de gros mensonge et surtout un fonds de commerce», il a affirmé qu’«il n’y a aucune crise humanitaire au Cameroun». «La situation est parfaitement sous contrôle et les déplacés internes continuent de bénéficier de l’attention toute particulière du président de la République», a martelé le membre du gouvernement.

Bien plus, le Minat a affirmé que dans les zones sous conflit sécessionniste, les forces de défense et de sécurité avaient interpellé des véhicules humanitaires censés transporter des blessés ou de l’aide, mais qui en réalité aidaient au déplacement des séparatistes activement recherchés, et dans lesquels des armes et munitions ont été retrouvées.

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Confronté à ce trafic, qualifié de dangereux, de certains partenaires ou de ceux qui travaillent pour le compte des groupes séparatistes, M. Atanga Nji a exigé plus de transparence et plus de responsabilité à l’avenir, dans leurs opérations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.



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