Société › Actualité

Bukavu : les victimes des violences sexuelles plaident pour l’application des recommandations du rapport Mapping

violences sexuelles

A l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, un collectif des victimes des violences sexuelles au Kasaï Central, Ituri, Nord et Sud Kivu, a plaidé, à Bukavu, pour l’application des recommandations du rapport Mapping.

Il s’agit d’un rapport des Nations Unies qui avait recensé quelque 617 crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 1993 et 2003 en RDC. Des crimes commis pour l’essentiel par les armées étrangères et leurs alliés congolais.

Ce collectif regrette que ce rapport soit classé alors que son exploitation devrait permettre aux victimes d’innombrables crimes, dont les violences sexuelles, d’avoir accès à la justice.

« C’est un rapport qui a  repris beaucoup des crimes commis en RDC, et quand on parle des crimes, on voit aussi les violences sexuelles. Mais jusque-là, ce rapport demeure non exploité. Nous nous demandons pourquoi, alors que son exploitation devrait permettre des poursuites judiciaires à l’encontre des gens qui y sont indexés d’être auteurs des crimes. S’ils sont jugés, je pense que les victimes des violences sexuelles auraient quelque part, une part de justice », a déploré Tatiana Mukanire, Coordonnatrice mondiale des survivants des viols.

Rappelons que  le prix Nobel de la paix Denis Mukwege a lui aussi plaidé à l’Assemblée nationale française pour que le rapport Mapping soit « sorti de son placard ». Le réparateur des femmes veut qu’une suite judiciaire, soit donnée à ce rapport.

 



À LA UNE
Retour en haut