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Boko Haram tue 23 soldats au Tchad et 8 civils au Niger

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Le groupe jihadiste nigérian Boko Haram a mené de nouvelles attaques meurtrières dans la nuit de jeudi à vendredi faisant 23 morts dans les rangs de l’armée tchadienne au Tchad et 8 parmi des civils au Niger, ont indiqué vendredi des sources tchadienne et nigérienne.

L’armée tchadienne qui essuie dans cette attaque une de ses plus lourdes pertes en vies humaines dans la lutte contre les islamistes a été attaquée sur une de ses positions à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon une source militaire.

« Aux environs d’une heure du matin, des éléments de Boko Haram ont attaqué la position de l’armée tchadienne, tuant 23 militaires », a indiqué à l’AFP cette source. Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer cette position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad, a précisé cette source à l’AFP.

Le commando jihadiste a réussir à s’enfuir en « emportant du matériel militaire », selon la même source.

L’armée tchadienne, au sein d’une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des soldats de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les jihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Le groupe jihadiste nigérian a également frappé le Niger voisin, où huit civils ont été tués jeudi soir dans une attaque menée dans la commune de Gueskérou, dans le sud-est nigérien, près du Nigeria, a indiqué un élu local.

« Huit personnes, dont une femme, ont été tuées par Boko Haram dans la nuit de jeudi à vendredi à Karidi, dans la commune de Gueskérou », a confirmé à l’AFP un élu de Diffa, la région nigérienne voisine du berceau de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria.

Cet élu n’a pas précisé les circonstances de l’attaque qu’il a attribuée aux « terroristes de Boko Haram ».

L’attaque a été menée « aux environs de 21H30 (20H30 GMT) » et a également fait « plusieurs blessés », selon une ONG locale.

Elle coïncide avec l’arrivée jeudi à Diffa de Mohamed Mouddour, le nouveau gouverneur de la région nommé le 8 mars, en remplacement de Mahamadou Bakabé en poste depuis avril 2018.

– Multiplication des attaques –

Les raids de Boko Haram deviennent de plus en plus fréquents dans la région de Diffa – riveraine du bassin du Lac Tchad – un repère des islamistes nigérians, à cheval entre le Niger, le Nigeria et le Tchad.

Le 9 mars, sept membres des forces armées nigériennes ont péri dans une attaque du groupe jihadiste près de Gueskérou.

Le 16 février, sept soldats avaient déjà été tués après l’attaque de leur position par Boko Haram à Chétima Wangou, un village très proche de la frontière nigériane.

L’armée du Niger qui multiplie ses offensives assure avoir tué « 33 terroristes » de Boko Haram le 12 mars lors d’une « vaste opération de ratissage » où elle a récupéré un « véhicule blindé » et un important stock d’armes et de munitions auprès des « terroristes ».

Fin 2018, elle avait affirmé avoir tué « plus de 200 terroristes » dans une première offensive d’envergure terrestre et aérienne. Mais Niamey qui juge « la situation sécuritaire toujours fragile » dans cette zone a prorogé, en début de semaine, de trois mois l’Etat d’urgence instauré depuis 2015.

Originaire du Nigeria, le groupe Boko Haram opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l’ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d’autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

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