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Beni: les rebelles présumés ADF ont libéré 23 nouveaux otages

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Les otages de ADF

Ces 23 personnes ont été relâchées le lundi 11 mars 2019 dans le territoire de Beni au Nord-Kivu.

Ces personnes auraient été kidnappées dans les brousses de Kengele, Manzanzaba, Pongopongo et Apetinasana au nord-ouest d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni. Elles étaient  utilisées pour transporter des biens et bétails pillés par leurs ravisseurs, sont-elles indiqué.

Arrivés à Oicha le mardi 12 mars, ces ex otages ont fait savoir que les ADF les ont libérés au niveau de Masesele, à l’Est de Kisiki,  près de la localité d’Eringeti, en territoire de Beni (Nord-Kivu).

Les ADF les ont accompagnés jusque dans les brousses de Ngilingili, ont-ils affirmé à la presse.

« Ils disaient être Ougandais. Ils nous ont dit de venir déclarer que pendant la période de Mobutu et de Laurent-Désiré Kabila, ils étaient libres de venir acheter leur nourriture ici. Ils demandent qu’on retire tous les militaires qui se trouvent à l’Est pour qu’ils soient libres de venir acheter leurs biens, car ils disent avoir de l’argent, et la guerre finira d’elle-même. Si non, nous continuerons à mourir. Ils étaient vêtus avec des tenues neuves, semblables à celles des Fardc. Ils promettent ne pas tuer en attendant la réponse de Tshisekedi à leur demande mais sont près d’arrivé partout…» a dit l’un des rescapés, citant ces rebelles.

Il s’agit de la troisième vague de libération des otages par les rebelles présumés ADF dans la région de Beni en l’espace de près de 2 semaines. Ces anciens otages sont tous porteurs du presque même message auprès des autorités congolaises.

La dernière vague, avant celle-ci, était composée de 22 personnes relâchées à Maysafi près d’Eringeti. D’après Kamabale Silulukongundu, l’un des rescapés, les preneurs d’otages ont demandé aux autorités militaires de communier avec eux pour le salut du monde et disent n’avoir pas de problèmes avec la population.  Un témoignage corroboré par Kavira Françine, une autre ex otage.

Nos efforts pour entrer en contact avec les responsables de l’armée afin de recueillir leurs réactions n’ont pas abouti positivement

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