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Beni : la société civile manifeste sa colère et exige des actes

La société civile de Beni ne décolère pas.

La société civile de Beni, dans le Nord-Kivu, appelle la population à prolonger jusqu’au vendredi la période de deuil entamé lundi 24 septembre au matin et exige la démission des autorités civiles et militaires de la ville.

 Beni est sous le choc après une attaque attribuée aux rebelles ougandais des ADF qui a fait au moins 18 morts  14  et 9 blessés le samedi 22 septembre. Beni ressemblait à une ville morte ce lundi, une vue qui pourrait se répéter, puisque les représentants de la société civile appellent à ce que le deuil débuté dans la matinée soit prolongé jusqu’au vendredi 28 septembre. Le temps pour les autorités d’arriver, explique Kizito Bin Hangi. Les organisations réunies ce lundi « exigent que les ministres de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que le chef de l’état-major, puissent venir à Beni afin d’évaluer ensemble avec la population, les opérations militaires » contre les présumés rebelles, rapporte le président par intérim de la société civile de Beni. Elles réclament également « la démission des autorités civiles et militaires de Beni », ainsi que la suspension des activités des ONG présentes et des activités de lutte contre Ebola, « car mieux vaut mourir par Ebola que d’être exterminés par les massacres à répétition » qui frappent la ville. Des « mesures dures » qui ont pour but de « contraindre » les autorités à prendre leurs responsabilités.

Alors que la capitale du Nord-Kivu s’est recueillie toute la journée et a continué à enterrer ses morts, la colère continue de gronder dans cette ville du nord-est du Congo, encore sous le choc de l’attaque de samedi. Partout dans la ville, on pouvait voir de petits regroupements de gens et toujours les mêmes questions : comment les présumés rebelles ADF ont pu percer les défenses nationales et internationales et aller jusqu’au cœur de la ville avant de se replier, officiellement sans avoir subi de pertes ?

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