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Banque centrale du Congo : « Tous les indicateurs macroéconomiques sont au vert »

Deogratias Mutombo Mwana Nyembo

La situation de l’économie congolaise de 2001 à 2018, telle que scrutée par le gouverneur de la Banque centrale du Congo, augure un lendemain meilleur.

Considérant les statistiques disponibles à l’institut d’émission, l’économie de la RDC se trouve sur une bonne pente. Ce qui a fait dire au gouverneur de la Banque centrale du Congo qu’en quittant officiellement le pouvoir, le président Joseph Kabila laisse tous les indicateurs macroéconomiques au vert.
Le cadre macroéconomique de la République démocratique du Congo (RDC) connaît un parcours élogieux, de 2018 à 2019. Cette situation a fait l’objet d’une importante communication du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo Mwana Nyembo. Comparativement à l’économie de la RDC en 2001, la situation actuelle est reluisante, à en croire le gouverneur de l’institut d’émission.
« Le cadre macroéconomique de la RDC est resté stable en 2018 et même à ce jour, il est toujours stable. C’est un cadre propice à toute activité économique, au regard de l’évolution des indicateurs pertinents », s’est félicité Deogratias Mutombo.
Au niveau du secteur réel, il s’observe une situation telle que l’activité économique a poursuivi sa croissance, avec un taux de croissance d’un PIB de 4,1 % en 2018 sur base des réalisations de production à fin septembre. En termes de PIB nominal, le pays est à plus ou moins 50 millions USD contre 11 milliards USD en 2001.
En termes de PIB par habitant, la RDC enregistre le chiffre de 563 dollars américains par habitant, venant de 334 USD.
Quant aux taux d’inflation, il s’est situé à 7,2 % à fin septembre 2018, venant de 135 % en 2001. Les réserves de changes, elles, sont évaluées aujourd’hui (début 2019) à 880 millions USD contre 91 millions USD en 2001.
Concernant les finances publiques, Deogratias Mutombo indique que la République démocratique du Congo a enregistré 4,4 milliards USD en 2018 contre 2001 où les recettes de l’État étaient évaluées à seulement 382 millions USD. Sur le marché de change, la monnaie nationale s’échangeait à 311 francs congolais contre 1 dollar américain en 2001 contre 1635,62 franc congolais pour 1 dollar américain à fin décembre 2018.

Selon les chiffres fournis par le gouverneur de la BCC, le franc congolais ne s’est déprécié que de 2,7 % en 2018.
Dans le secteur extérieur, la balance commerciale affichait 90,90 millions de dollars américains en 2001 contre 944,92 millions USD en 2018, passant par –385,10 millions USD (2014), -289,84 millions USD (2015), -263,27 millions USD, 208,15 millions USD (2017).
En ce qui concerne le secteur monétaire, le taux directeur de la BCC s’est situé à 140,00 % en 2001 contre 14,00 % en 2018. Les facilités permanentes, elles, sont passées de 155,00 % en 2001 contre 15,00 % en 2018.
Dans le secteur bancaire, le dépôt de la clientèle se situe à 4.660,10 millions USD en 2018 contre 3.377,36 millions USD en 2014. Les crédits bruts à la clientèle se situent à 2.882,26 millions USD en 2018 contre 2.081,49 millions USD en 2014. Le résultat net de l’exercice se situe à 2.882,26 millions USD contre 1.994,67 millions USD une année avant.
La mobilisation des recettes reste l’un des grands défis pour la RDC. Le pays mobilise moins de 10 % des recettes par rapport au PIB national, alors que la mobilisation devait se situer à au moins 20 % pour espérer se trouver dans les critères. C’est ainsi que Deogratias Mutombo appelle à la mise en œuvre totale des réformes déjà initiées afin de parvenir à la diversification de l’économie congolaise.
A en croire le gouverneur de la BCC, il est regrettable qu’en RDC, la croissance n’ait pas encore atteint le dynamisme nécessaire pour transformer les conditions de vie des populations.
Deogratias Mutombo se félicite du fait que le président Kabila, dont le mandat constitutionnel est arrivé à terme, quitte le pouvoir en laissant le pays avec des indicateurs macroéconomiques au vert.

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