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RDC-USA : des sanctions annoncées contre des officiels congolais

Les sanctions américaines tombent

Elles frappent plusieurs responsables congolais impliqués dans des faits de corruption en lien avec le processus électoral, selon le département d’Etat américain. Ces responsables sont désormais interdits d’entrer aux Etats-Unis.

Le département d’Etat américain dit ne pas être obligé de rendre les noms des personnes visées par les sanctions publics, qu’il s’agit d’une stratégie et que les Etats-Unis ont déjà procédé ainsi dans le passé. « Même si ces personnes ne sont pas publiquement nommées, nous pensons que cela envoie un message important », a dit un responsable du département d’Etat à l’AFP. « La corruption est inacceptable, sape les institutions d’un pays et a des conséquences ». En clair, les personnes impliquées dans des faits de corruption ou des violations des droits de l’homme seront tenues pour responsables.

A six mois de la tenue de trois scrutins cruciaux pour le pays, l’objectif de ces nouvelles sanctions est bien de servir d’avertissement et d’envoyer un signal politique à la République démocratique du Congo. Car ces dernières semaines, les inquiétudes autour de la possibilité que Joseph Kabila cherche à se maintenir au pouvoir au-delà du 23 décembre 2018 ou à briguer un troisième mandat sont remontées d’un cran. La porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert a d’ailleurs appelé à la tenue « d’élections crédibles, transparentes et organisées dans les délais en décembre 2018 ». Des élections « à l’occasion desquelles les Congolais puissent être libres d’exprimer leurs opinions sans peur de subir la violence ou l’intimidation ».

Les défenseurs des droits de l’homme comme l’ONU dénoncent un rétrécissement de l’espace politique avec notamment une interdiction de manifester en vigueur depuis bientôt deux ans. Rappelons enfin que 16 personnalités du régime de Joseph Kabila sont déjà visées par des sanctions de l’Union européenne (UE) et accusées de violations des droits de l’homme.

 

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