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RDC : les universitaires s’opposent à un éventuel troisième mandant de Kabila

Joseph Kabila président de la République

Les collectifs d’enseignants congolais, réunit le 14 juillet dernier à Kinshasa, ont à travers une déclaration, demandé à Kabila de ne pas se présenter aux scrutins du 23 décembre 2018

Une centaine d’universitaires congolais, disent avoir constaté que « le dessein de certains compatriotes d’opérer un coup d’Etat constitutionnel par des campagnes de propagande, d’achat de consciences, de cultes de personnalité, et surtout par des prises de position politiciennes fondées sur des impératifs du ventre, pour justifier un injustifiable troisième mandat présidentiel ».

Les signataires de cette déclaration soulignent que : « l’obligation de protéger et de défendre la Constitution s’impose en premier lieu au Président de la République qui, avant d’entrer en fonction, avait juré solennellement de l’observer et de la défendre, devant Dieu et la Nation. Le non-respect du serment constitutionnel constitue une infraction imprescriptible de haute trahison contre la Nation et l’Etat ».

Ces derniers font référence à la constitution pour rappeler que le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.   Et que :« Toute justification d’un troisième mandat présidentiel constituerait une flagrante fraude à la Constitution qu’aucune théorie de droit constitutionnelle ou de science politique ne saurait justifier. Elle serait également politiquement et moralement injustifiable dans la mesure où le Président Joseph Kabila avait lui-même reconnu être arrivé à la fin de son deuxième et dernier mandat et s’était engagé à ne plus se représenter à travers l’Accord global et inclusif du 31 décembre 2016 », note la déclaration des universitaires.  

La révision constitutionnelle du 20 janvier 2011 n’avait en rien affecté l’intangibilité du principe du nombre et de la durée des mandats qui ne pouvait faire l’objet d’une révision constitutionnelle. Par ailleurs, le collectif des universitaires dénonce l’implication de certains intellectuels qui pratique la politique du ventre.

« Nous condamnons l’implication de certains intellectuels pratiquant une science et une politique du ventre qui ne lésinent pas sur les moyens dans la construction des théories hérétiques visant la consolidation de l’autoritarisme. En tant que lumière de la société, notre première mission est plutôt de mettre notre intelligence au service de la Nation afin de l’éclairer dans sa marche vers la construction d’une Nation prospère au cœur de l’Afrique. Notre savoir ne saurait donc être mis au service de l’arbitraire, des injustices ou des autoritarismes ou devenir un instrument pour justifier l’injustifiable dans notre société », ont-ils concluent.

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