Eco et Business › Ressources minières

RDC: semaine difficile pour le géant minier Glencore

Droits reservés.

C’est une semaine d’enfer que vient de vivre Glencore en République démocratique du Congo. Le géant minier était le premier à s’être insurgé contre le nouveau code minier et à ne pas vouloir l’accepter depuis. Lundi 23 avril, l’une de ses filiales au Congo, Katanga Mining, perdait la moitié de sa valeur, suite aux menaces de dissolution qui pèsent contre sa joint-venture avec la Gécamines, la société minière d’Etat. Ce vendredi, c’est l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, un ami personnel du président Kabila, qui décide d’attaquer en justice les filiales de Glencore au Congo.

Dan Gertler avait été plutôt silencieux depuis décembre et les sanctions dont il fait l’objet par le Trésor américain pour corruption. Pendant dix ans, l’homme d’affaires israélien et le géant minier suisse avaient développé main dans la main deux projets miniers au Congo, Mutanda et KCC, jusqu’à ce que Glencore lui rachète opportunément ses parts l’an dernier pour près d’un demi-milliard de dollars.

Mais depuis décembre, avec le risque de représailles du Trésor américain, personne n’était en mesure de confirmer si Glencore continuait de payer les royalties que l’entreprise suisse devait encore à l’homme d’affaires israélien, quelques centaines millions de dollars selon les experts du secteur. Mais l’ami du président Kabila, Dan Gertler, réclame aujourd’hui  bien plus aux deux filiales de Glencore, près de 3 milliards de dollars. Et il a déjà obtenu d’une cour de justice qu’elle gèle les avoirs de Mutanda et KCC.


KCC, c’est cette joint-venture que souhaite dissoudre la société minière d’Etat. La Gécamines, qui détient 25% de parts, estime que la dette de 9 milliards de dollars que KCC affiche, presque deux fois le budget de la RDC, est en partie un montage de Glencore pour échapper à l’impôt sur les bénéfices. En tout cas, en une semaine, Katanga mining, la filiale de Glencore qui possède 75% de parts dans KCC, a perdu 50% de sa valeur.

À LA UNE
Retour en haut