Politique › Partis politiques

Lubumbashi : 28 membres de “Ensemble pour le changement” détenus

Moise Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle 2018 en RDC.

Le coordonnateur de “Ensemble pour le changement” a tenu une conférence de presse ce jeudi 12 avril 2018 pour dénoncer ces arrestations qu’il qualifie d’arbitraires.

Au moins 28 partisans de la plateforme “Ensemble pour le changement”, regroupement politique de Moise Katumbi, ont été arrêtés par les forces de l’ordre ce mois à Lubumbashi (Haut-Katanga), au Sud-est de la RDC, rapporte Gabriel Kyungu wa Kumwanza, coordonnateur de cette structure dans l’ex-Katanga.

Le coordonnateur de “Ensemble pour le changement” a tenu une conférence de presse ce jeudi 12 avril 2018 pour dénoncer ces arrestations qu’il qualifie d’arbitraires.

“Non seulement nous dénonçons, mais aussi et surtout nous exigeons la libération de ces combattants à qui on reproche la rébellion alors qu’il n’en est pas le cas. Comment pouvons-nous nous permettre de restreindre les libertés de l’opposition alors que l’Accord de la Saint-Sylvestre l’interdit et même la dernière résolution du conseil des Nations -Unies”, a expliqué Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

L’ancien président de l’assemblée provinciale du Katanga affirme que les personnes détenues ont arrêtées alors qu’elles se rendaient à la cérémonie de sortie officielle de la plateforme récemment créée par Moïse Katumbi en Afrique du Sud.


“Ces 28 militants de notre plateforme ont été arrêtés en majorité dans la commune de la Kenya et au niveau de Matshipisha samedi 7 avril dernier alors qu’ils venaient au meeting de Kipopo. Nos sections rapportent qu’il ya actuellement 4 militants à la prison de la Kasapa dont : Mumedi Tshiamala, Ndayi Malela, Mulunda Théodore et Maodi Musangane”, a-t-il dit.

Ces arrestations en masse interviennent pendant que la ville de Lubumbashi fait face à une insécurité grandissante. Le gouverneur du Haut-Katanga, Célestin Pande a dernièrement pointé les membres de “certains partis politiques” à la base de l’insécurité dans la capitale cuprifère.

“Je suis déçu d’entendre le gouverneur comparer les bandits aux partis politiques. Le peuple a besoin de l’entendre dire : “nous allons mettre hors d’état de nuire ces inciviques” mais établir une liaison avec les partis politiques, c’est triste”, a regretté Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

Mercredi, des échauffourées ont opposé les habitants du quartier Golf à Lubumbashi et les policiers après le meurtre de deux personnes par des assaillants armés sur l’avenue Lubembe.

À LA UNE
Retour en haut