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Joseph Kabila condamné à payer 560 000 USD à un Congolais

Le verdict aurait été rendu le 16 janvier, dans l’affaire de l’agression des manifestants congolais par les gardes du corps du Chef de l’Etat congolais lors d’une mission officielle.

Le président Joseph Kabila et cinq membres de son entourage et l’Etat congolais ont été condamnés par la Cour fédérale de Culumbia à payer plus de 560 000 dollars américains de dommages et intérêts. Selon Jeune Afrique, le verdict a été rendu le 16 janvier dernier, dans l’affaire de l’agression des manifestants congolais par les gardes du corps du Chef de l’Etat congolais lors d’une mission officielle de ce dernier aux Etats-Unis, il y a trois ans et demi.

L’affaire remonte au 6 août 2014.  Devant l’hôtel Capella de Georgetown dans lequel logeait le Chef de l’Etat congolais invité au sommet Etats-Unis-Afrique, des opposants de la diaspora congolaise avaient improvisé une manifestation anti-Kabila. S’ensuivra alors une altercation avec des gardes du président de la République. 

Et parmi les manifestants, un certain Jacques Miango, réfugié politique, qui s’est retrouvé, selon une plainte déposée plus tard, avec plusieurs dents en moins, une commotion cérébrale, la colonne vertébrale et le cou cassés. Il a saisi la justice américaine.

La Cour de Columbia a donc instruit l’affaire avec comme co-accusés, l’Etat congolais, son président et cinq membres de l’entourage présidentiel faisant partie de la délégation.


Le 22 mars 2017 la Cour a acté l’absence des accusés et le 16 janvier 2018, elle a jugé ces derniers responsables de l’agression des manifestants sur le sol américain. Avec comme verdict : plus de 560 000 dollars américains de dommages et intérêts à verser aux plaignants.

Selon la source, les accusés de l’entourage présidentiel sont Raymond Tshibanda, Jean-Marie Kassamba, Jacques Mukaleng Makal, Sam Mpengo Mbey et Séraphin Ngwej.

«L’ambassade de la RDC aux États-Unis et nos services sur place sont déjà à pied d’œuvre pour dissiper ce malentendu judiciaire», indique cependant l’un des accusés, Jean-Marie Kassamba, cité par Jeune Afrique.

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