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João Lourenço : “Kabila est libre d’accepter ou de refuser nos conseils”

João Lourenço, president angolais

Le président angolais, João Lourenço maintient sa position sur le respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre, qui selon lui, est gage de la stabilité dans la sous-région.

João Lourenço, qui est reçu actuellement par les autorités belges à Bruxelles précise que Kabila est libre d’accepter ou pas les conseils. « Nous sommes disponibles pour continuer à le conseiller, c’est tout, ce ne sont que des conseils, et il est libre d’accepter ou de refuser nos conseils. Si nous disons que nous voulons la stabilité, alors tout ce que nous ferons sera dans l’intérêt de la stabilité, pour tous », a déclaré l’homme d’Etat angolais au cours d’une interview accordée à Euronews. Pour lui, la crise congolaise n’impacte pas que l’Angola mais tous les autres pays voisins de la RDC. « La RDC a plus de 2500 kilomètres de frontière avec l’Angola. Seulement pour cette raison, il est dans l’intérêt de l’Angola qu’il y ait une stabilité dans ce pays voisin », rajout-il
Cette préoccupation ne concerne pas seulement l’Angola mais, en général, tous les autres pays voisins. « Nous sommes neuf, en tout, qui partageons des frontières avec la RDC, et nous suivons de près l’évolution de la situation (…) nous sommes neuf pays autour (de la RDC), ce n’est pas seulement l’Angola qui souffrirait. C’est ce que nous voulons éviter, donc il vaut toujours mieux prévenir que guérir et nous travaillons dans ce sens, nous parlons régulièrement, avec une certaine régularité, au président Joseph Kabila », a-t-il ajouté.


« Au regard du fait qu’il y a un accord, les acteurs intérieurs mais aussi les partenaires internationaux, les pays voisins ont tout intérêt à ce qu’il (accord) soit respecté. La communauté internationale, pas seulement l’Angola, a attiré l’attention du président Kabila sur cette nécessité. Pour le moment, le président Kabila affirme que c’est ce qu’il a fait, que le recensement électoral est pratiquement conclu, que des ressources financières ont été allouées aux élections. Donc il faut lui accorder le bénéfice du doute. Nous n’avons pas de raison de penser que l’accord ne sera pas respecté. Nous continuerons de suivre la situation jusqu’en décembre », avait d’ailleurs déclaré le président de l’Angola, lors de son séjour à Paris.
Une sortie médiatique qui avait provoqué une levée de boucliers de la part des autorités congolaises. L’ambassadeur angolais en poste à Kinshasa a même été convoqué au ministère des affaires étrangères. Aussi, les relations entre la RDC et la Belgique se sont détériorées ces derniers mois, notamment à cause de la prise de position de Bruxelles sur le processus démocratique au Congo-Kinshasa. Les autorités congolaises ont même décidé de fermer la Maison Schengen, à Kinshasa.

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