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Ebola : MSF satisfait du progrès réalisé et transfère ses activités de riposte à d’autres partenaires

Médecins sans Frontière satisfait de ses actions en RDC

Déclarée officiellement le 8 mai 2018, l’épidémie de la Maladie à virus Ebola semble être contrôlée grâce à l’implication des acteurs majeurs de la riposte comme le Ministère de la Santé, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et Médecins Sans Frontières (MSF).

Médecin Sans Frontière annonce avoir débuté la passation des activités de riposte au Ministère de la Santé et à l’ONG internationale ALIMA à Mbandaka, Bikoro, Itipo et Iboko. « Cette épidémie de fièvre à virus Ebola n’est pas encore finie, mais nous sommes heureux de constater que beaucoup de progrès ont été faits », a déclaré Henry Gray, Coordinateur d’Urgence pour MSF en Equateur. « Etant donné le faible volume de cas et l’expertise croissante des équipes locales, le Ministère de la Santé est bien placé pour terminer le travail que nous avons commencé ensemble », a-t-il ajouté. La passation des activités a commencé le 20 juin, avec la fermeture du centre de transit de MSF à Itipo, dans l’Hôpital Général de Référence de cette même localité.

Selon une communication de MSF, tous les nouveaux cas suspects seront dorénavant pris en charge dans un Centre de Traitement Ebola (CTE), géré par l’ONG ALIMA (The Alliance for International Medical Action), elle s’occupe aussi des activités de référence et de surveillance dans les zones touchées par l’épidémie. ALIMA assistera le Ministère de la Santé dans le suivi médical et psycho-social des personnes guéries. Le 24 juin 2018, MSF a également remis la gestion du Centre de Traitement Ebola dans l’Hôpital Général de Référence de Bikoro à l’équipe du Ministère de la Santé, qui continuera à s’occuper de l’isolement et du test des cas possibles d’Ebola. Toutes les activités mobiles, surveillance, promotion de la santé, assainissement et enterrements sécurisés à Bikoro seront reprises par le Ministère et d’autres organisations non-gouvernementales d’ici le 30 juin prochain.

Plus d’engagement


Henry Gray, Coordinateur d’Urgence pour Médecins Sans Frontières (MSF) en Equateur a alerté ce jeudi 28 juin 2018 sur les autres risques sanitaires et humanitaires qui menacent les congolais à côté de la maladie à virus Ebola. « La réponse internationale importante face à cette nouvelle épidémie d’Ebola est encourageante, mais les bailleurs et les autres organisations humanitaires ne doivent pas oublier que le peuple congolais risque plus à être touché par le paludisme, le choléra, la rougeole ou par les conséquences des déplacements massifs liés à la violence, plutôt que par Ebola », a-t-il déclaré en marge de la passation de ses activités de riposte au Ministère de la Santé et à l’ONG internationale ALIMA à Mbandaka, Bikoro, Itipo et Iboko.

Le paludisme est un problème majeur de santé en RDC. Il représente environ 40% des consultations externes des structures sanitaires chez les enfants de moins de cinq ans et 40% de la mortalité globale chez les enfants. Avec le Nigéria, la RDC supporte 40 % du fardeau mondial du paludisme, tant en nombre de cas qu’en nombre de décès. «  Au-delà des projets réguliers que MSF mène en coordination avec le Ministère de la Santé en RDC, le Pool d’Urgence Congo (PUC) est en train de répondre à l’épidémie de choléra à Mbuji Maji (Kasaï Oriental) et, en parallèle, en train d’évaluer les besoins afin de pouvoir intervenir pour répondre aux violences à Tshikula (Kasaï Central) », a-t-il ajouté.

 

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