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CPI : que fait Fatou Bensouda en RDC ?

Rencontre entre Fatou Bensouda, procureure de la CPI et Marie-Ange Mushobekwa Likulia,ministre des Droits humains.

Arrivée à Kinshasa mardi 1er mai 2018, la procureure de la Cour Pénale Internationale a révélé les contours de sa mission en RDC, lors de sa rencontre avec le ministre des Droits humains Marie-Ange Mushobekwa Likulia.

Fatou Bensouda est à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo dépuis mardi 1er mai 2018. Mercredi 02 mai, la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), a donné les grandes lignes de sa mission au pays de Joseph Kabila à la fin de son entretien avec Marie-Ange Mushobekwa Likulia, ministre congolais des Droits humains.

« Je suis ici pour faire le suivi. Je suis là pour avoir plus d’informations sur les procédures nationales en cours et aussi rencontrer les autorités concernées. C’est aussi pour exprimer ma préoccupation au sujet des violences qui se déroulent dans différents endroits du pays. J’ai aussi l’opportunité de rencontrer la ministre Mushobekwa parce que son ministère est très important dans ce processus. Je suis là aussi pour reconnaître les efforts que ce ministère est en train de faire et aussi pour l’encourager pour que les droits de l’homme soient respectés dans ce pays », a-t-elle dit.

Fatou Bensouda a rassuré que la situation de la République Démocratique du Congo est sur surveillance de la Cour Pénale Internationale.


 « J’ai décidé de venir, cela ne veut pas dire que je ne travaille pas avec les autorités du pays. J’envoie toujours mes équipes pour recueillir des informations et là j’ai décidé de venir moi-même. Nous allons continuer à travailler. Nous continuer à surveiller la situation », a-t-elle ajouté.

Il faut souligner qu’un peu plus tôt dans la journée, la Dynamique de l’Opposition avait relevé le cas des violences en marge des manifestations contre le pouvoir. Cette plateforme demande à la procureure, de se saisir des cas de violations des droits humains intervenus en RDC. Notamment ce qu’elle appelle « séquestration par le pouvoir en place depuis plus de deux mois du corps de Rossy Mukendi » tué en marge de la manifestation organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC) le 25 février dernier.

La Dynamique rappelle, dans cette déclaration lue ce mercredi 2 mai 2018 par Martin Fayulu, le cas des fosses communes de Maluku, les massacres de Beni, de l’Ituri et des Kasaï.

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