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Au moins 68 enfants retenus en otage au Kasaï

La MONUSCO fait le point sur la situation des jeunes au Kasaï

La section Protection de l’enfant de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a affirmé ce mercredi 06 juin qu’au moins 68 enfants sont encore retenus en otage dans la province du Kasaï par des milices d’auto-défenses tribales.

« La section Protection de l’enfant en collaboration avec d’autres sections de la MONUSCO travaillent conjointement avec le Gouverneur provincial du Kasaï afin de libérer les enfants retenus, certains depuis mars 2017, par les milices d’auto-défense dans le territoire de Kamonia (province du Kasaï). A ce jour, 24 enfants (13 filles, 11 garçons) ont été libérés. Parmi eux, certains ont obtenu leur libération à la suite du paiement de rançons par leurs familles respectives », rapporte la MONUSCO au cours de sa conférence  de presse tenue à Kinshasa. Au total, pour le mois de mai, la MONUSCO affirme avoir recensé 128 cas de violations graves commises à l’encontre des enfants dans le contexte du conflit armé qui déchire depuis plus de deux décennies la République démocratique du Congo (RDC), principalement dans sa partie orientale. Ces violations dont 80 % ont été recensées dans la province du Nord-Kivu (Est), relèvent du recrutement, l’utilisation au sein des groupes armés, meurtres, mutilations, violences sexuelles et enlèvements, selon le même rapport qui attribue 85 % de ces violations aux milices et groupes armés.

15 % de ces violations ont été commises par l’armée et la police.  Durant le mois de mai, 2 filles et 90 garçons, « ont été sujets au recrutement et à l’utilisation au sein des groupes armés, principalement par Nyatura et Mai-Mai Mazembe », dans la province du Nord-Kivu frontalière avec le Rwanda et l’Ouganda.


« 8 filles et 14 garçons ont été victimes de meurtres et mutilations (…) 3 filles et 4 garçons ont été enlevés et 6 autres filles ont été victimes de violences sexuelles », ajoute le document dans lequel l’ONU accuse des militaires congolais « de violations des droits de l’enfant, y compris de violences sexuelles, meurtres et mutilations d’enfants ».
Au cours de la même période,  24 enfants (13 filles, 11 garçons) ont été libérés de cette milice, selon le rapport.  Certains de ces enfants ont obtenu leur libération à la suite du paiement de rançons par leurs familles respectives, affirme l’ONU. Ce rapport n’a pas encore été commenté par Kinshasa qui siège depuis octobre dernier au conseil des droits de l’homme de l’ONU.

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